Logo de Médecins Sans Frontières Soutenez Médecins Sans Frontières
Rechercher

options

Dépasser la navigation de cette rubrique
 

Actualité

Dépasser la navigation principale

ActualitéTchad

 


Intervention d’urgence contre la rougeole

Mis en ligne le 2 mai 2005
Pour faire face à l'épidémie de rougeole en cours au Tchad, nos équipes ont lancé une intervention d'urgence. Elles soignent les enfants déjà malades dans cinq centres de santé et deux hôpitaux, et ont démarré une campagne de vaccination le 21 avril dernier.
Les premiers cas de rougeole sont apparus en décembre 2004 sur la capitale tchadienne, N'djamena, mais les premières données alarmantes datent de février, où un nombre plus élevés de cas de rougeole par rapport à la même période l'année dernière ont été recensés. Au total, en avril, 6.000 cas ont été recensés dans l'ensemble du pays dont plus de 3.400 dans la capitale. Et sur N'djamena, plus de cas ont été enregistrés sur les 4 premiers mois de l'année que sur l'ensemble de l'année précédente. Déjà, dans les services pédiatriques de certains hôpitaux de la capitale, plus de la moitié des décès sont dus à la rougeole.
» Première urgence : le traitement des malades
Extrêmement contagieuse, la rougeole est une maladie mortelle en l'absence de soins. "Il est indispensable de réagir vite en soignant les enfants déjà malades et en protégeant par la vaccination les plus vulnérables face à la maladie, c'est-à-dire les enfants âgés de 6 mois à 5 ans", explique Christelle, responsable de la mise en place des activités rougeole pour MSF. Elle fait partie de l'équipe de 11 volontaires mobilisés pour l'intervention d'urgence que nous avons lancée.

Les équipes MSF ont démarré le traitement des enfants déjà malades dans 5 centres de santé, mais aussi dans deux hôpitaux de la capitale, afin de prendre en charge les cas sévères. "Pour les personnes déjà malades, poursuit Christelle, il est nécessaire de traiter à la fois les symptômes et en même temps de prévenir les complications. Le traitement est simple. Il repose sur l'utilisation de paracétamol, puis d'antibiotiques pour lutter contre les infections ainsi que des pommades ophtalmiques et de la vitamine A, pour prévenir les complications oculaires."
» Vacciner la population à risque
Pour protéger les populations à risque, diminuer le nombre de décès et limiter l'extension de la maladie, la vaccination est la deuxième urgence. Il est essentiel de disposer de données précises sur les zones les plus à risque et les classes d'âge les plus touchées. Une spécialiste en épidémiologie s'est donc rendue sur place la semaine dernière afin de mener cette évaluation. "Les données recueillies nous permettront également de déterminer si l'épidémie a déjà atteint son pic ou pas" explique Kate, l'épidémiologiste.

Une première campagne de vaccination a déjà été lancée le 21 avril dernier dans le district de Bousso, à 300 kilomètres au sud-est de N'Djamena. Les équipes MSF y ont décelé différents foyers d'infection et un très bas taux de vaccination au sein d'une population nomade très dispersée. En collaboration avec les autorités médicales locales et le ministère de la Santé, nos équipes vont vacciner près de 40.000 enfants de moins de 5 ans.
 
Photo de une : © Kris Torgeson/MSF, Soudan, octobre 2004