» ESSAIS CLINIQUES EN AFRIQUE - La nécessité de mener des recherches, respectant les règles éthiques, sur des pathologies affectant les pays pauvres
Alors que le gouvernement nigérian porte plainte contre le groupe pharmaceutique américain Pfizer pour des essais menés par Pfizer lors de l'épidémie...
Descriptif général
Méningites aiguës bactériennes : l’exemple type de la lutte contre les épidémiesLa méningite est une inflammation ou une infection des enveloppes du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière). Il n’existe pas une mais des méningites dont l’origine peut être virale (80%), bactériennes ou même un champignon (mycose). La méningite peut être aiguë c’est à dire de survenue et d’évolution très rapide (bonne ou mauvaise) ou chronique.
La méningite que rencontre le plus fréquemment les équipes de MSF est la méningite aiguë bactérienne à méningocoque : c’est une maladie tueuse.
- c’est une infection purulente autour du cerveau et de la moelle épinière, il s’agit donc d’une urgence médicale.
- Elle est contagieuse d’homme à homme et peut-être responsable d’épidémies sporadiques touchant plusieurs dizaines de milliers de personnes.
- la mortalité est élevée ; 5 à 20%
- Les épidémies sont localisées en majorité dans les régions subsahariennes
- Les séquelles sont lourdes car d’ordre neurologique (épilepsie, atteinte des sens, paralysie, troubles de l’apprentissage).
Les personnes les plus sensibles en cas d’épidémie sont les adolescents, les adultes et personnes âgées.
La suspicion clinique se fait devant des vomissements de survenue brutale, des maux de tête, une raideur de la nuque et une photophobie (réaction de douleur à la lumière). Ce tableau impose une ponction lombaire ou prélèvement du liquide céphalorachidien (LCR), liquide qui circule entre les méninges. Le laboratoire devra identifier le germe en cause et son sérogroupe. Cette information est essentielle pour instaurer le traitement le plus adapté mais aussi pour préparer la lutte contre une possible épidémie.
De nombreux traitement antibiotiques sont efficaces mais en période d’épidémie le Chloramphénicol huileux en injection intramusculaire unique est le traitement de choix.
La céftriaxone en dose unique peut-être une alternative en respectant certaines contre-indications.
La vaccination est le complément indispensable en période épidémique pour réduire le nombre de cas et éviter des morts. Il est nécessaire de vacciner au moins 70% de la population des zones où l’épidémie est déclarée et des régions voisines pour éviter l’extension.
Il existe différents vaccins pouvant combinés plusieurs sérotypes, malheureusement ils sont inefficaces chez les enfants de moins de 2 ans, ne confèrent qu’une immunité partielle et pour une durée de trois ans.
La méningococcie frappe le plus lourdement l’Afrique subsaharienne, connue pour être la « ceinture de la méningite », une zone s’étendant du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Ethiopie, à l’est.
Il existe plusieurs groupes (sérogroupes) de méningocoques. En Europe et en Amérique les groupes B et C sont responsables de la majorité des cas. En Afrique ce sont les groupes A, C et W135 qui sont responsables des épidémies.
Photographie : Ouganda, Février 2007 © Michael Goldfarb / MSF




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